15/02/2026
À la parution de cette étude en 1967, les chercheurs observaient déjà une augmentation générale des crimes violents au couteau dans toute l'Écosse.
L'analyse rétrospective de 147 patients admis à l'Infirmerie royale de Glasgow entre 1962 et 1965 documentait une progression annuelle notable :
Cette tendance révélait déjà les événements contemporains en matière de sécurité personnelle urbaine et d'évaluation du risque dans l'espace public.
L'examen anatomique des blessures aura permis d'établir des protocoles de prise en charge adaptés encore en vigueur.
Cette répartition connue guide les décisions cliniques immédiates lors d'une intervention médicale.
Les hémothorax simples répondaient généralement aux aspirations répétées, évitant la thoracotomie, sauf en cas de saignement persistant.
> Un cas exceptionnel a entraîné un syndrome de Brown-Séquard après pénétration rachidienne.
L'observation attentive restait possible pour les plaies superficielles, mais toute suspicion de lésion péritonéale (membrane qui tapisse l'abdomen, le pelvis et les viscères) justifiait
l'exploration chirurgicale.
2 cas illustrent les risques de retard :
37 blessures concernaient les membres ou la tête.
Ces lésions, bien que moins fréquentes, rappellent l'importance d'une évaluation du risque systématique quelle que soit la localisation.
Les données démographiques et comportementales éclairent les dynamiques sous-jacentes à cette forme de violence.
L'analyse du profil des victimes révèle des schémas récurrents utiles à la prévention sociale.

Près de 40 % des patients avaient moins de 20 ans et plus de 65 % étaient âgés de moins de 30 ans.
> Sur 147 cas, seulement 5 étaient des femmes, dont 3 agressées par leur conjoint.
Cette surreprésentation masculine et juvénile souligne le lien entre :
En collaboration avec le chef de la police de Glasgow, les auteurs ont établi que 41,5 % des patients étaient connus des services de police pour des faits criminels
Cette proportion dépasse largement le taux moyen de 1,056 % de la population poursuivie en justice en 1965 en Écosse, indiquant que nombre de victimes participaient activement à des situations risquées.
71 % des admissions survenaient le week-end, confirmant le rôle des contextes festifs et de consommation d'alcool.
> Bien que non-quantifiable avec précision, l'alcool semblait être le facteur aggravant majeur tant chez l'agresseur que chez la victime, influençant la gravité des affrontements et le nombre d'attaques.
L'interprétation de ces données historiques offre des perspectives applicables à la gestion contemporaine de la violence à l’arme blanche.
Le taux d'infection des plaies s'établissait à 2,7 %, ce qui est remarquablement bas compte tenu de la nature non-stérile des armes.
La vaccination antitétanique fut administrée à tous les patients.
> Ces pratiques fondamentales restent pertinentes pour limiter les complications infectieuses dans les contextes de violence urbaine actuelle.
En 1965, le coût moyen d'hospitalisation s'élevait à 43 livres 11 shillings et 2 pence par patient, hors produits sanguins.
Cette charge financière, couplée à l'augmentation continue du nombre d'attaques, interroge sur l'allocation des ressources de santé face à l'évolution de la délinquance.
L'étude souligne « l'inefficacité d'une approche judiciaire trop clémente envers les auteurs de violences armées ». Ce qui s’avérera faux par la suite.
Les auteurs rappellent qu'une purge précédente à Glasgow, fondée sur des sanctions réalistes contre les bandes armées de rasoirs, avait permis d'éradiquer ce phénomène.
Les solutions passent par une politique crédible contre le port d'armes offensives et une évaluation sérieuse du niveau de pauvreté dans les zones à forte densité sociale.
Les statistiques des coups de couteau en 1967, bien que datées, offrent un cadre analytique, toujours pertinent pour comprendre les dynamiques de la violence urbaine.
Face à l'évolution de la délinquance et à ses coûts humains et financiers, une approche forte intégrant une augmentation du niveau vie et restructuration du système scolaire reste essentielle pour briser ce cycle de violence.
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