24/01/2026
Le 1er septembre 2025, l'État de Victoria en Australie a mis en place l'une des réglementations les plus strictes concernant l'interdiction des machettes.
Cette décision, qui classe les machettes comme des armes interdites au sens de la loi sur le contrôle des armes, intervient à la suite d'une
augmentation de violences à l’arme blanche dans les centres commerciaux de Melbourne.
Cependant, cette interdiction accélérée révèle des tensions fondamentales :
> Accomplir en quelques mois ce que le Royaume-Uni a accompli en 20 ans sert des objectifs de légitimation politique plutôt que des objectifs de prévention criminelle.
Parallèlement, les citoyens respectueux de la loi, notamment les ouvriers agricoles, qui utilisent légitimement les machettes depuis des décennies, sont maintenant criminalisés sans aucune
justification.
Les motifs réels derrière cette interdiction exige
L'interdiction australienne des machettes n'a pas émergé dans le vide législatif.
Elle s'inscrit dans une trajectoire spécifique de catalyseurs empiriques, politique et réglementaires qui se sont cristallisés entre 2024 et 2025.
Le dimanche 25 mai 2025, un affrontement entre deux gangs rivaux de jeunes au centre commercial Northland de Preston a déclenché l'accélération de l'interdiction
Quatre suspects ont été arrêtés :
Cette attaque n'était pas un acte impulsif commis par des citoyens ordinaires, mais une bataille entre gangs organisée dans un espace public hautement fréquenté.
Le Premier ministre de Victoria, Jacinta Allan, a utilisé le langage de la peur publique pour justifier l'action rapide :
Cette rhétorique politisée, quoique émotionnellement résonnante, a servi de fondement à une décision législative accélérée.
Au-delà de l'incident isolé, une tendance plus large d'utilisation de machettes et d'armes blanches dans les centres commerciaux a été documentée entre mai et novembre 2025.
> Au moins six évènements supplémentaires ont été signalés, notamment à Caroline Springs (juin 2025), Central Square (août 2025) et Broadmeadows (octobre 2025).
Selon l'Agence australienne des statistiques judiciaires, les données suivantes ont justifié l'action législative :
Plus évocateur encore :
> Ces chiffres de saisie indiquent une augmentation du taux de confiscation, bien que les données de saisie indirect ne reflètent pas nécessairement la criminalité réelle, mais plutôt
l'attention policière accrue sur certaines armes.
Avant cette augmentation statistique, une ambiguïté juridique persistante avait compliqué l'application de la loi.
Comme l'a déclaré le ministre de la Police et de la Prévention de la criminalité, Anthony Carbines :
Cette confusion avait créé une zone grise légale où les responsables de l'ordre public peinaient à déterminer si une machette en possession constituait une violation ou un usage honnête.
La base empirique de l'interdiction repose sur des données de criminalité et un profil démographique spécifique des contrevenants.
Cependant, ces données doivent être examinées dans un contexte plus large pour évaluer la pertinence réelle de cette intervention.
Les données révèlent que les individus impliqués dans les délits à la machette partagent un profil démographique distinctif.
Plusieurs affrontements violents impliquaient des adolescents âgés de 15 à 18 ans, mettant en relief l'implication disproportionnée de jeunes.
Deuxièmement, les antécédents judiciaires sont un facteur commun :
Cela suggère que les utilisateurs de machettes impliqués dans la violence ne sont pas des citoyens vierges de tout antécédent, mais des contrevenants récidivistes ou chroniques.
Troisièmement, le contexte organisationnel est crucial :
> Cette distinction est pertinente car elle indique que l'intervention appropriée, qu'elle soit de nature policière, judiciaire ou sociale devrait cibler les dynamiques de gangs et la violence organisée, plutôt que la disponibilité d'une arme générique.
Bien que les chiffres de saisie d'armes blanches aient augmenté, le contexte statistique plus large offre une perspective nuancée.
Selon le Bureau australien des statistiques, les crimes violents ont diminué sur une période de 20 ans, ce qui constitue un signal contrebalançant.
> Il y a même plus révélateur : 34 % des infractions violentes n'impliquaient aucune arme.
Cette stratification statistique démontre que bien que les machettes et autres armes blanches aient concentré l'attention publique et politique après mai 2025, elles ne représentent qu'un segment
spécifique du paysage violent en Australie.
Si l'objectif déclaré de l'interdiction est la réduction de la criminalité violente, les données suggèrent que l'absence d'arme demeure un seul facteur dans plus du tiers des incidents
violents.
Cela soulève une question implicite :
La transition de la mesure d'urgence vers une prohibition permanente a formalisé le statut des machettes et établi un cadre réglementaire sans équivalent en Australie.
À compter du 1er septembre 2025, les machettes ont été officiellement classées comme armes interdites aux termes du Control of Weapons Regulations 2025.
Les pénalités associées à la violation de cette interdiction figurent parmi les plus sévères en Australie :
> Le gouvernement victorien a néanmoins reconnu les utilisations légitimes des machettes dans des contextes agricoles et horticoles.
Trois catégories d'exemptions automatiques ont donc été établies :
Pour d'autres usages, camping, jardinage personnel, collecte de bois de chauffage, prospection d'or, une approbation individualisée du Commissaire en chef est requise :
Avant l'entrée en vigueur définitive, le gouvernement de Victoria a implanté une interdiction intérimaire de vente de mai à août 2025.
Une inspection policière de 573 magasins et de 2 400 étals de marché a révélé un taux de conformité élevé aux restrictions de vente.
Les grandes magasins, se sont conformées en retirant les machettes de leurs rayons.
Depuis septembre 2025, la Victoria Police a installé plus de 40 bacs d'élimination sécurisés dans les postes de police pour une amnistie de trois mois, au cours de laquelle les
propriétaires pouvaient remettre leurs machettes sans questions ni poursuites.
La prohibition des machettes a suscité une critique substantielle provenant de groupes d'utilisateurs légitimes, de législateurs, et d'experts en politique criminelle, qui soulignent les lacunes dans la logique réglementaire.
L'interdiction des machettes crée une asymétrie dans le cadre réglementaire australien des armes.
Les armes à feu sont réglementées strictement mais pas interdites :
> Plus paradoxal encore, les chaînes de tronçonneuse et les haches demeurent librement disponibles dans le commerce australien, soumises uniquement aux normes de sécurité standard.
Ces outils, capables de causer des blessures tout aussi graves ou plus graves qu'une machette, ne sont pas assujettis à une restriction.
Cette incohérence soulève une question fondamentale :
Les critiques les plus pointues soulignent que l'interdiction criminalise des utilisateurs respectueux de la loi sans altérer le comportement des criminels.
Les contrevenants peuvent aisément substituer les machettes par d'autres armes blanches disponibles :
Si l'objectif est la réduction de la violence armée, l'interdiction d'une arme unique sans stratégie coordonnée pour réduire la disponibilité d'armes blanches en général, sera inefficace.
De manière fondamentale, l'interdiction ne s'adresse pas aux causes profondes de la violence des gangs de jeunes :
> Une régulation d'armes n'élimine pas ces facteurs structurels.
Le gouvernement a investi environ 13 millions de dollars australiens dans des bacs d'élimination sécurisés et des campagnes d'application pour l'interdiction des machettes.
Enfin, une ambiguïté persistante entoure la définition juridique même d'une « machette interdite ».
L'interdiction australienne des machettes depuis septembre 2025 répond à une escalade de violences aux armes blanches et à l'incident de Northland, mais ne traite pas les causes profondes de la
violence des gangs de jeunes.
Les citoyens respectueux de la loi, comme les ouvriers agricoles, se retrouvent criminalisés sans justification comportementale.
La prévention efficace exige une approche proportionnée, distinguant usages légitimes et criminels, au-delà de la simple prohibition d'un outil générique.
Au-delà de la pointe de la machette Dans le contexte social profane plus large de l'esclavage ethnique, la machette est peut-être devenue ambiguë pour de nombreux esclaves...
Gravité des fractures par coup de machette au Nigeria Les résultats de cette étude indiquent que les victimes de fractures par coupures de machettes étaient essentiellement de jeunes...
Sources :
- https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10345329.2023.2236289
- https://www.jstor.org/stable/10.13110/antipodes.27.1.0105
- https://journalofroadsafety.org/article/125179-evaluation-of-the-victorian-safe-driving-program-sdp-for-hoon-drivers?auth_token=27KMzLswtJWQIpDEIyoe
- https://academic.oup.com/medlaw/article-abstract/26/1/98/4111203?redirectedFrom=fulltext&login=false
- https://www.mayoclinicproceedings.org/article/S0025-6196(11)65184-7/fulltext
- https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2590229625000024?via%3Dihub
- https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/10778012231214775
- https://www.parliament.vic.gov.au/news/justice/machete-restrictions/
- https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6187769/