03/09/2023
Vivre, voir et être exposés à la violence serait les déterminants qui pousseraient les enfants à penser que c’est normal, selon une étude du courant des sciences sociales psychologique et de la personnalité (1).
Loin des débats usités et inutiles, du lien entre les jeux vidéo et la violence, des travaux empiriques sociologiques sur la répartition, les déterminants et les conséquences du témoignage d'enfants et d'adolescents ayant subi des violences ont été passés en revue. (2)
Et que des taux plus élevés de syndrome de stress post-traumatique, de dépression, de détresse, d'agressivité et de troubles du comportement externalisés sont signalés parmi ceux qui sont témoins de violence.
Il a été attesté que le degré de belligérance familial, la violence domestique et le soutien familial modifiaient l'impact de l'exposition à la violence.
Des recommandations en matière de recherche et de politiques existent et sont ignorées.
La conséquence de cette banalisation et cette distorsion de schéma cognitif et comportementale est terrible :
Les chercheurs (1) ont demandé à 800 enfants, de 8 à 12 ans, s'ils avaient pu voir ou vivre des actes de violence dans leur milieu scolaire, dans leur quartier, à la maison ou à la télévision.
Ils ont également demandé aux enfants participants s'ils avaient été victimes de violences avec des questions prenant cette forme :
L'enquête de victimimation a également mesuré les réponses à la question de savoir si l'agression était justifiée, comme dans la déclaration :
La dernière section du questionnaire a mesuré l'agressivité de l'enfant, sur la base à la fois de son propre rapport à la violence et de ce que ses camarades de classe ont dit à son sujet.
Six mois plus tard, les chercheurs ont de nouveau interrogé les enfants en posant exactement les mêmes questions.
Les enfants témoins de violence sont plus agressifs.
La violence a eu également un effet différé :
Le même effet s'est produit sur les victimes de violence.
L'agression accrue a été causée en partie par un changement dans la façon dont les enfants pensaient que la violence était normale. Voir la violence à la maison, à l'école, à la télévision ou la vivre en tant que victime, la rendait courante, normale et acceptable.
> Penser que l'agression est « normale » en a généré plus, dans cette recherche.
L'exposition à la violence peut également accroître l'agression, aussi bien à la maison, à l'école, dans le monde virtuel ou dans le monde réel. Que la personne soit témoin ou victime, peu importe.
Les auteurs de cette recherche ont écrit :
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Sources :
(1) Monkey See, Monkey Do, Monkey Hurt: Longitudinal Effects of Exposure to Violence on Children's Aggressive Behavior. Social Psychological and Personality Science, 2011 I. Orue, B. J. Bushman, E. Calvete, S. Thomaes, B. Orobio de Castro, R. Hutteman. https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1948550610396586
(2) Youth exposure to violence: prevalence, risks, and consequences
S. L. Buka, T. L. Stichick, I. Birdthistle, F. J. Earls