17/02/2026
Depuis les analyses de la fin des années 1960 (2), réalisées par Swann, MacMillan et Watson, nous savons quelles parties du corps sont touchées lors des agressions au
couteau.
Cette étude (1), qui figure parmi les plus anciennes, confirme que les schémas d'attaque sont toujours les mêmes.
L'analyse de ces données hospitalières réalisées entre 1978 et 1983 révèle des tendances lourdes.
Et rien n’a changé depuis. À l’époque de la recherche, la majorité des victimes sont des hommes jeunes et souvent impliqués dans des conflits nocturnes.
La préparation mentale face à cette menace ne peut donc reposer que sur :
L'analyse des outils utilisés éclaire sur le comportement offensif.
Cependant, divers objets comme des peignes en acier ont aussi été employés.
La diversité des instruments indique une opportunité plutôt qu'une préméditation lourde.
> Cette spontanéité complique l’estimation spécifique mais offre une grille de lecture pour pouvoir réagir.
L'évaluation du risque doit donc inclure :
La longueur de la plaie cutanée ne prédit pas la profondeur interne.
Certaines atteintes mesuraient jusqu'à 6 cm sans être plus graves, mais il est dangereux de se fier à l'apparence externe.
> La préparation à la gestion de ce type situation implique également de ne jamais sous-estimer une plaie.
Le thorax constituait la cible principale lors de ces conflits violents.
Cette zone concentre les organes vitaux, ce qui augmente le potentiel létal.
> Elle est donc à protéger en priorité et explique également la manière de tenir l'arme (en pic à glace).
40 patients ont subi un pneumothorax ou un hémothorax.
> Quand la respiration de la victime devient difficile, cela signale une urgence absolue.
La constatation des signes respiratoires est cruciale pour les témoins de l’événement.
La gravité dépend de la trajectoire de l'arme.
Cette recherche démontre que le comportement de l'assaillant consiste à viser souvent le centre du corps.
> La protection des zones vitales, quitte à « sacrifier » une autre partie du corps par un geste désespéré de la main ou d’un avant-bras, est une priorité.
L'abdomen représentait la seconde zone la plus touchée avec 113 patients.
> Cela explique encore la manière de tenir l'arme (en prise direct).
Certains patients arrivaient avec des signes minimaux de lésion interne.
L'évaluation du risque doit rester active, même sans symptôme initial.
44 laparotomies (3) ont été réalisées, dont 12 sans lésion requérant une réparation.
1 patient a succombé à une section des vaisseaux mésentériques.
Bien que moins fréquentes, les blessures aux membres et à la tête ont des impacts durables.
Ces plaies sont rarement mortelles mais souvent invalidantes.
L'agresseur visait souvent les membres pour neutraliser la fuite ou toucher sa cible.
> La protection des bras est essentielle lors de confrontation physique, car il s’agit du premier comportement de survie que nous effectuons.
La tête et le cou étaient moins fréquemment touchés, car le type d'agression varie selon la taille de l'assaillant.
Des divisions de veines jugulaires ou de nerfs faciaux ont été notées.
> La perte d'un œil ou d'une fonction nerveuse change une vie radicalement.
L'évolution des statistiques montre une augmentation des violences sur la période étudiée.
Sur la période étudiées :
Cela suggère un cycle de violence récurrent dans certains groupes sociaux.
Comprendre l'attaque au couteau et les schémas psychologiques des assaillants peut aider, certaines fois, à identifier les profils de personne à risque.
L'analyse des données confirme que le « phénomène » des coups de couteau était plus prévalent en 1983 que durant les années 1960.
> Pour les patients arrivant vivants, la gravité était parfois masquée initialement.
La compréhension comportementale de l'attaque au couteau et des schémas psychologiques des assaillants est primordiale pour sa sécurité personnelle, car :
En conclusion, la vigilance et la connaissance des schémas violents offrent la meilleure protection possible contre cette menace que l’on ne croisera peut-être jamais.
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