23/06/2026
La popularité croissante des arts martiaux s'accompagne d'une préoccupation légitime concernant les traumatismes crâniens.
Entre 2013 et 2022, les services d'urgences aux États-Unis ont enregistré 581 cas de commotions cérébrales liés à cette pratique, dont 29,1 % concernaient des
femmes.
Cette étude rétrospective du National Electronic Injury Surveillance System (NEISS) examine la répartition des commotions par :
L'analyse des données révèle que le karaté présente le nombre le plus élevé de commotions cérébrales chez les hommes.
Les régressions statistiques indiquent que ni l'année ni le sexe ne constituent des prédicteurs déterminants des nombres annuels de cas, suggérant une relative stabilité temporelle de l'incidence.
Les chutes et les impacts directs par coup de poing ou projection constituent les mécanismes les plus documentés de commotions cérébrales.
> Les sports de percussion comme le karaté exposent davantage aux impacts faciaux, tandis que les disciplines de projection comme le judo présentent des risques liés aux chutes et aux réceptions au sol.
L'étude met en lumière des différences notables dans les circonstances d'apparition des commotions selon le sexe.
Cette disparité suggère que les contextes d'exposition aux risques neurologiques ne sont pas uniformes :
Depuis 2020, la charge des commotions cérébrales en arts martiaux a connu une progression, particulièrement chez les hommes, probablement liée à une augmentation globale de la participation et aux effets de mode (MMA), notamment dans le karaté.
Au vu des conséquences potentiellement dangereuse, la mise en place d'une surveillance :
Une documentation précise des circonstances de blessure permettrait d'affiner ces recommandations.
> Les enquêtes menées dans de nombreux autres sports comme le rugby, le ski ou le basket-ball signalent des charges de blessures plus élevées, ce qui invite à contextualiser les données des
arts martiaux tout en maintenant une vigilance adaptée à chaque discipline.
Arts martiaux : les risques de blessures selon le style Les risques de blessures varient selon le style, mais l’activité reste sans danger pour les jeunes athlètes, surtout aux niveaux débutant ou intermédiaire...