21/06/2020  

Comment se défendre contre une menace couteau

Comment se défendre contre une menace couteau

Comment se défendre contre une menace au couteau ressemble plus à l’apprentissage de moyens de protection pour « le cas où ». L'utilité ne repose que sur l'apprentissage d'une certaine méthodologie d'action en cas de rencontre avec une personne armé qui nous menace avec un couteau.

 

Même si se défendre contre une menace couteau est étudié, combien de combattants entraînés ne réussiront pas à se défendre le moment voulu ? Et combien de personne complètement non préparés auront réussit à s’en sortir vivant ?

 

Tous ceux et celles qui ont été confrontés uniquement à une menace au couteau dans leur vie peuvent dire haut et fort qu’ils en savent déjà bien plus que beaucoup d’autres. Tout un chacun peu comprendre par nature que le coût d'une erreur est très élevée et que le rôle du « hasard » est très important dans de telles situations.

 

De surcroît, l’application de gestes dits de self-défense contre un couteau ne prendra malheureusement pas son sens le jour de cette rencontre. De ce fait comment se défendre contre la menace d'un couteau ? Partant de l’indéniable postulat que la meilleure défense contre un couteau n’est pas la fuite, mais l’évitement. Il y a nombre de questions beaucoup plus compliquée et nécessaire qu'ils n'y paraissent à première vue, à étudier.

Le jour où vous allez être menacé par un couteau

Comment vous êtes-vous retrouvé dans une situation où vous êtes menacé avec un couteau ?
En rentrant du travail :

  • vous êtes victimes d'un vol ;
  • vous n'étiez forcément pas préparé ;
  • vous n'étiez pas concentré sur votre environnement et n'avez pas vu venir le danger  ;
  • vous rentriez chez vous tard dans la nuit ;
  • vous êtes rentré dans la zone sombre du porche d’entrée sans écouter ;
  • vous vous êtes tenu face aux portes de l'ascenseur ;

... et il vous a saisi avec sa main libre, appuyé contre le mur et vous n’avez pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Le couteau était sur votre gorge. Le mode opératoire de l'embuscade ou l'imprévisibilité de la vie fera que dans la majorité des cas vous ne saurez pas comment vous défendre contre une menace au couteau.  

Est ce possible de se blâmer ? Oui et non. Si l’agresseur était en chasse, en attente d’une proie potentielle et que vous êtes tombé dans ses filets, il s'agit d'une embuscade. Vous n'y pouvez rien. Bien évidemment, la probabilité fait, qu’il n’y avait pas grand-chose à faire afin d’éviter la situation. Maintenant, même si penser à assurer sa sécurité personnelle n’est pas toujours faisable et nécessite la mise en place d’habitude et de règle de vie, cela aurait pu peut-être faire la différence.  

À certains moments de la journée et dans certains environnements, il est toujours possible d’être sur ses gardes :

  • s’assurer qu'il y a de la lumière dans la cage d'escalier ;
  • être en possession d’une lampe de poche ;
  • s'arrêter et écouter, si la lumière de l'escalier habituelle ne s'allume pas ;
  • une fois entré, écouter le silence ;
  • éclairer tous les recoins ;
  • attendre l’ascenseur en étant appuyé au mur ;
  • etc.

 

Les rituels de surveillance et de protection passive

Appliquer des rituels simples de surveillance et de protection passive dans son quotidien, sans stress particulier, sont les bases de la prévention et l’évitement contre une menace au couteau. Des rituels simples de surveillance passive qui seront appliqué des milliers de fois semble t'il pour rien. Mais qui permettront le moment voulu d’augmenter le taux de probabilité d’éviter la situation ou de pouvoir la fuir en toute sécurité.

Pourquoi mettre un couteau sur la gorge ?

Parce ce que cela terrorise et tend à tétaniser tous les humains ? Peut-être veut-il de l'argent ? Est ce une vengeance ? Peu importe, s’il s’agit d’une menace vous allez savoir dans les secondes qui suivent le geste, qu’elle est le but. Sinon vous seriez déjà mort. Et de toute façon, il s’agit d’une des situations les plus mortelles.

Si l’agresseur veut de l'argent, alors ne faites pas le héros/l’héroïne, il y en a déjà plein les cimetières. Cette remarque semble évidente, mais certains humains semble attacher une trop grande importance aux biens matériels. Jusqu’à prendre des risques inconsidérés pour ne pas se faire déposséder de l'objet de toute une une vie, le téléphone portable. Des biens matériels ou la fierté ne valent pas :

  • plusieurs semaines passées à l'hôpital ;
  • des tas de points de suture (au mieux) ;
  • et/ou un handicap à vie.

De nombreux programmes de protection contre les attaques au couteau incluent des techniques conçues pour des conditions totalement irréalistes. Ils ressemblent généralement à des entraînements avec un partenaire qui attaque très lentement et finalement reste avec le bras en position tendu. La personne qui se défend effectue une série de mouvements sans que l’attaquant n’oppose aucune résistance.

 

De telles techniques fonctionnent très bien à l'entraînement, mais si ces personnes rencontrent dans la vie réelle un adversaire agressif qui à priori ne se laissera pas faire, ces gestes ne pourront jamais fonctionner. La défense et l’attaque doivent impérativement toutes deux être menées à la même vitesse qu’elles se dérouleront dans une situation réelle.

De plus, un « professionnel » de l’agression ne montrera jamais son couteau. La main qui tient le couteau sera probablement :

  • caché dans sa poche ;
  • le long du corps avec caché par sa manche ;
  • cachée derrière son dos ;
  • le couteau sera tenu de manière à ce que la lame soit cachée par l'avant-bras.

Les techniques pour se défendre contre un couteau

Les inconvénients notables de la plupart des techniques pour se défendre contre un couteau : le temps de réaction est d’une importance primordiale dans les combats réels. Pendant l’entraînement, il est presque toujours négligé, car il est effectué à l'arrêt. Tenir compte des conditions du moment ne signifie pas qu'il faille faire tout l'entraînement à un rythme rapide, comme dans un vrai duel.

 

Cela signifie que l’entraînement doit être basé sur la possibilité réelle d’accepter l’accélération de l’attaque de l’adversaire ou de la bloquer à un rythme adapté à la vitesse d’attaque.

 

Lorsque l'entraînement se déroule à un rythme lent, les deux adversaires doivent se déplacer également lentement. L'attaque ne doit pas être stoppée à son point le plus élevé et doit terminer sa course.

 

De plus, les angles de frappe avec un couteau peuvent être modifiés à la dernière seconde. En ignorant ces caractéristiques, vous obtenez une défense inflexible et inefficace. Contrairement à ce qui est généralement enseigné, l'idéal est, en fait, de travailler le plus possible les mouvements aléatoires.

Il existe plusieurs adaptations tactiques (et non techniques), qui permettent d’augmenter les chances de survie face à un couteau. Tout en sachant que chaque situation est unique, différente et identique. Il n’est question que d’entraînement à l’adaptation et pas d'entraînement à des techniques.

  • Gestion de la distance : la distance est la meilleure défense contre un couteau.
  • La mobilité : l’unique moyen de gérer la distance est de pouvoir rester mobile aussi loin que possible de l’adversaire.
  • Créer une barrière au mouvement du couteau. Tout peut devenir une barrière. Se déplacer derrière des objets statiques (arbres, voitures), une chaise ou un sac (sans jeter l'objet), un journal roulé, un parapluie... Bref tout objet dur qui pourrait rallonger le bras et servir comme objet contondant pour impacter la main armée ou le visage. Le tout accompagné d'un savant mélange de connaissance et de rage de survie.

Désarmer un agresseur de son couteau

Pour certaines écoles ou arts martiaux, la dernière étape pour se défendre lors d’une agression au couteau est de désarmer un agresseur de son couteau. Si ce n’est dans des cas particuliers, comme lorsque pour des raisons diverses et totalement aléatoire, la capture de la main qui attaque à été réussit, il est indispensable de ne pas libérer l'agresseur tant qu'il n'est pas désarmé.

Au vu de ces constatations (3) il est donc possible de tirer des grandes lignes :

  • les agressions aux couteaux sont majoritairement des embuscades ;
  • les agresseurs ne montrent pas le couteau à l'avance ;
  • les attaques sont lancées à moins d’un mètre de la victime ;
  • les agressions sont portées avec rapidité et acharnement dans un laps de temps très court ;
  • le premier geste est fait avec la main opposée, protégeant le couteau ;
  • le poignardage s’effectue de manière répétitive avec des courtes poussées dans des angles différents ;
  • les victimes tombent très souvent au sol ;
  • la quantité de coups est de 1 à 2 poussées par seconde (5 à 7 fois pour 5 secondes) ;
  • la plupart des blessures sont infligées sur le côté gauche de la victime (abdomen, poumon, gorge) ;
  • les agressions surviennent le plus souvent dans un environnement semi-fermé (donc peu d'espace pour se déplacer).


Avant de vouloir penser espérer désarmer un l’agresseur de son couteau il y a plus de probabilité que :

  • vous ne voyez pas le couteau avant que l'agression ne soit lancée ;
  • vous allez reculer, perdre l’équilibre et tomber au sol ;
  • vous serez dans un état de sidération et vous serez submergé par la peur ;
  • vos gestes seront diminués et erratiques ;
  • votre vision sera perturbée et vous ne choisirez plus ou vous pourrez regarder ;
  • vos compétences de motricités fines auront disparu ;
  • vous ne pourrez probablement pas accéder au bras de l’agresseur ;
  • vous ne pourrez probablement pas fuir l'agression ;
  • vous n’aurez que très peu de temps et d'espace pour réagir ;
  • vous ne pourrez probablement pas arrêter le ou les premiers coups de couteau ;
  • vous serez coupé un certain nombre de fois ;
  • vous ne vous rendrez compte que vous êtes coupé qu’après ;
  • vous ne pourrez utiliser des techniques basée sur des clefs ou des manipulations précises du bras.

 

L'agresseur au couteau veut toujours obtenir quelque chose

Lors d'une menace au couteau, l'individu veut obtenir quelque chose et s'avère être majoritairement utilisé dans les cas de vol. Les résultats de l'approche statistiques sur les agressions au couteau en France montre que dans le cadre d'un vol, il suffit souvent d'obtempérer pour mettre un terme à la menace.

 

Et pour conclure, vouloir s’entraîner à désarmer un agresseur est secondaire et n'est pas franchement la priorité pour survivre face à un couteau.


Agression couteau : honneur et traditions

Lors d’agressions au couteau, l’honneur, les traditions et le poids des coutumes sont encore très ancrés dans certaines cultures, sociétés ou pays. Dans les cas d’agression de crimes d'honneur en Turquie, l’utilisation d’un couteau ou tout autre armes blanches est encore pratiqué... Agression couteau : honneur et traditions

Comment des techniques de combat au couteau pourrait être utile en pdf ? Comme tous système de self-défense, une technique de combat au couteau ne peut avoir la moindre utilité à être téléchargé en pdf... Technique de combat au couteau en pdf ?


Sources :

(1) Diagnostic error, overconfidence and self-knowledge. Quassim Cassam. 2017
https://www.nature.com/articles/palcomms201725?error=cookies_not_supported&code=66e587f8-cf74-4d0d-82ce-9e3ed50c59ef
(2) Relatif à la connaissance en général. https://www.cnrtl.fr/definition/academie9/%C3%A9pist%C3%A9mique
(3) Patrice Bonnafoux 2016 Urban Fit & Fearless™ Londres

Mise à jour le 21/06/2020