Une autopsie de 74 cas de coupures a la gorge

Attaque au couteau : autopsie blessures à la gorge

Les attaques au couteau prennent elles les mêmes formes selon les pays. La part de l’étude médico-légal des blessures lors des autopsies revêt un intérêt particulier dans la compréhension des comportements des agresseurs lors d’attaques au couteau. La présente étude prospective a été réalisée sur l'autopsie entre juillet 2009 et mai 2012 à Kingston, en Jamaïque.

Un total de 74 cas de coupures à la gorge a été étudié (1). Les blessures à la gorge constituent l’une des méthodes majeures adoptées pour tuer ou comme moyen de maltraiter la tête, de manière à dissimuler l’identité de la victime ou comme moyen de vengeance. Avec la présence de vaisseaux sanguins vitaux, de nerfs et de conduits d’oxygénation, le cou constitue l'une des structures les plus vitales du corps, car tout dommage sur cette structure est fatal et la mort est imminente (2,3,4). La présente étude d'autopsie est une tentative pour étudier les blessures par coupure à la gorge dans tous ses aspects. Toutes les coupures à la gorge, indépendamment de celles ayant contribué directement ou indirectement au décès, ont été étudiées.

Les hommes et les coupures à la gorge

Les hommes ont dominé la liste des victimes, contribuant à 71,62%. La majorité d'entre eux était âgée de 21 à 30 ans et de 31 à 40 ans, ce qui représentait 33,78% et 35,13% respectivement. Les hommes ont dominé la catégorie des homicides, contribuant à 72,22% des cas. La majorité des cas étaient des homicides représentant 97,29% des cas, 2,7% seulement étaient des suicides (aucun accident n’a été signalée).

Les gangs et les conflits relationnels ont été les principaux facteurs de motivation, chacun représentant respectivement 39,19%s et 32,43% des cas. Les causes les plus courantes de décès étaient les exsanguinations (5) dans 49,95% des cas, suivies de près par l'asphyxie par aspiration de sang, soit 36,49% des cas. L'embolie gazeuse était la moins importante cause de décès, contribuant à 4,05 % des cas. Les blessures par coupures à la gorge étaient associées à d'autres blessures telles qu'une blessure par balle, une blessure à l'arc et des blessures par arme blanche dans 13,52% des autopsies. Les blessures par coup de hache ont contribué au nombre maximal d'autres blessures lors d'homicides.

Types d’armes et discussion

Dans 62,16% des cas, la coupure à la gorge était associée à de multiples plaies par coupures sur d'autres parties du corps, dans 18 cas, des plaies par arme blanche étaient présentes sur d'autres parties du corps. Des lacérations et des blessures par balle étaient présentes dans 12 et 7 cas respectivement. Cela suggérerait des tentatives répétées infructueuses, aboutissant à une blessure mortelle à la gorge. L'étude de la direction de la blessure à la gorge coupée a révélé que la majorité des blessures étaient dirigées de gauche à droite dans 75,68% des cas.

Les observations faites par Buchade et al. (4) sont similaires. Cela est probablement dû à la domination de la majorité des individus droitiers. L’arme la plus utilisée était la machette dans 83,78% des cas, suivie du couperet à viande dans 10,81% des cas. Cette prépondérance est peut-être due à la nature de l'occupation dans la région ou au type d'arme couramment utilisé. En Jamaïque, la machette est l’arme la plus utilisée dans les fermes et à la maison. De ce fait, en raison de la facilité d'accès, de l'accès et de la familiarité de l'arme, celle-ci est devenue l'arme d'assaut de choix. De nombreuses armes ont été récupérées sur les lieux du crime et d'autres ont été impliquées en raison des dommages sous-jacents causés aux vertèbres cervicales, à la profondeur de la plaie et aux marge

Gestes de secours d’utilité publique

Cette étude met en évidence la corrélation entre les niveaux de zones du cou, les structures sous-jacentes affectées et leur contribution au décès. Par conséquent, la prévention des pertes de sang par les premiers gestes de secourisme et des transfusions sanguines d'urgence pourrait sauver la majorité des vies en cas de coupure à la gorge.

Sources

(1) An autopsy study of 74 cases of cut throat injuries. Dinesh Rao. 2015
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2090536X14000781
(1) M. Vassalini, A. Verzeletti, F. De Ferrari. Sharp force injury fatalities: a retrospective study (1982–2012) in Brescia (Italy) J Forensic Sci (2014)
(2) C. Brunel, C. Fermanian, M. Durigon, G.L. de la Grandmaison. Homicidal and suicidal sharp force fatalities: autopsy parameters in relation to the manner of death. Forensic Sci Int, 198 (1–3) (2010 May 20), pp. 150-154
(3) D. Demetriades, J.A. Asensio, G. Velmahos, E. Thal. Complex problems in penetrating neck trauma. Surg Clin North America, 76 (1996), pp. 661-683
(4) Dhiraj Buchade, Hemant Kukde, R. Dere, Rajesh Savardekar, Nilesh Devraj, Amol Maiyyar
Autopsy study of cut throat cases brought to Morgue of Sion Hospital, Mumbai – a three year study
IJFMT, 6 (2) (July–December 2012)
(5) perte d'une quantité suffisante de sang pour entraîner la mort.


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