Les parades contre simultanée sont impossible

Défense et contre-attaque simultanée : impossible

Exécuter deux gestes en simultanés comme une contre-attaque, qui réclame une participation intellectuelle active est impossible, du moins, s'il s'agit de le faire correctement et précisément. Cet essai ne prendra pas en compte, de surcroît, l’incroyable quantité d’effets physiologiques et psychologiques générée par la peur et le stress. Aussi rapide, sois nos gestes, nous ne pouvons que passer rapidement de l'un à l'autre ce, qui soit dit en passant, épuise inutilement votre cerveau. Que vous soyez une femme ou un homme n'y change rien non plus. Les pratiques de self-défense qui prônent cette possibilité de réponses comportementales ne pourront jamais prouver son efficacité dans le réel sur une population standard et non-professionnel. Ce qui représente l’immense majorité de la population.

 

« La science n'a pas de vocation morale ni pour objectif de convaincre. Elle est amorale, sans jugement et ne fait que transmettre des informations. » Malgré tout, en voulant essayer de démontrer cette impossibilité, le poids des convictions et le pouvoir de l’argent, pousseront la majorité à interpréter de manière négative ce questionnement. En tous premier lieu par le simple fait d’utiliser des méthodes « scientifiques » ou para-scientifique , (en marge ou parallèle à la science), afin d’observer ce microcosme que représente la « self-défense ». Et non-plus avec des méthodes essentiellement basées sur la croyance. Le principe de base de toute publication (ce texte n’en est pas une, mais applique la même rigueur) à travers le monde, est toutefois la discipline. Vertu institutionnelle et martiale s’il en est, depuis la nuit des temps.

La pratique des comportements et des gestes multitâche est une tentative de s'engager dans plus d'un objectif en même temps. Lorsque deux tâches exigent une attention concurrente, il y a généralement une commutation qui se produit entre les processus neuronaux impliqués, plutôt qu'un traitement simultané comme on pourrait s'y attendre avec un véritable comportement multitâche. Dans les conditions d’un emploi, il est généralement démontré (1) que les comportements multitâches altèrent les performances cognitives, car chaque changement entraîne une réduction des performances par rapport à l'exécution d'une tâche à la fois.

 

David L. Strayer (2), directeur du laboratoire de cognition appliquée à l'Université de l'Utah, étudie les comportements multitâches dans le domaine de la distraction au volant. Ses études ont révélé que « 98 % des gens ne peuvent pas effectuer plusieurs tâches à la fois - ils ne font pas non plus l'une ou l'autre des tâches » correctement. David L. Strayer appelle les 2 % restants des « supertaskers ». « La question que nous avions, » dit Strayer, « est, qui sont ces gens ? »

 

Pour le savoir, il a soumis des « supertaskers » à une batterie de tests, y compris la neuro-imagerie et l'évaluation génétique. Et il a découvert que, bien sûr, la structure même du cerveau super-tâche est différente de celle des 98 % d'entre nous. « Ces régions du cerveau qui différencient les « supertaskers » du reste de la population sont les mêmes régions qui sont les plus différentes entre les humains et les primates, non-humains ». En d'autres termes, les cerveaux des « supertaskers » sont d'autant plus éloignés de ceux des singes, « la pointe de l'évolution ». Plus précisément : « Certaines parties du cortex frontal sont recrutées de manière intéressante », explique David L. Strayer. En fait, ces zones montrent moins d'activité lorsqu'elles ne sont multitâches que les mêmes zones dans des cerveaux normaux, humains ou mammifères. Faites vous partie de ces 2 % de la population capable de restituer des comportements de manière simultanée ? Si c’est le cas, faudrait il encore le savoir. Sinon quel intérêt serait de baser un moyen d’assurer sa protection personnelle sur ce principe.

 

Asymétries manuelles dans le comportement de préhension cinématique lors d'une tâche de manipulation d'objets

 

S’il on en croit la méthode « défense et contre-attaque simultanée » il faut exécuter deux comportements en même temps face à un objet tranchant qui avance vers soi à une vitesse non-calculable, avec une trajectoire aléatoire et se servir de ses mains afin de se saisir du bras de son agresseur en mouvement. Les asymétries manuelles dans le contrôle des mouvements ont été étudiées dans une variété de paradigmes expérimentaux. Les premières études ont démontré que la main droite dominante présente des avantages par rapport à la main gauche non-dominante dans de nombreux aspects du contrôle moteur. Cependant, des études plus récentes ont montré que la présence et l'étendue de ces asymétries dépendent du contexte de la tâche et des exigences de précision. En règle générale, les asymétries manuelles au niveau de la planification motrice et de l'exécution sont examinées séparément. Cependant, étant donné que des recherches récentes ont démontré que des contraintes de tâches spécifiques n'influencent pas les deux niveaux de manière égale, le but de la présente expérience (3) était d'étudier les asymétries manuelles dans la planification et l'exécution motrices. À cette fin, le comportement initial de préhension (planification motrice) et la cinématique (exécution motrice) ont été examinés chez treize participants droitiers au cours d'une tâche de préhension et de placement uni-manuelles. Il a spécifiquement été observé la manipulation de la main de préhension, l'emplacement cible, l'orientation de la fin de l'objet et le temps de saisie de l'objet à l'emplacement de départ. Il y avait trois conclusions principales.

  • premièrement, la planification motrice ou l'exécution du mouvement était similaire quelle que soit la main de préhension ;
  • deuxièmement, les actions planifiées de manière prospective ont été influencées par l'emplacement de la cible et l'orientation finale requise de l'objet ;
  • troisièmement, le temps passé dans une posture initiale n'a pas influencé les postures de préhension initiales. Cependant, cela a modifié la cinématique du mouvement pendant la phase d'approche et la phase de transport de la tâche. Les chercheurs postulent que les mouvements de préhension et de placement sont composés d'une prise initiale et d'une composante de transport, qui sont différemment influencées par les contraintes de la tâche. Le contexte influence donc énormément notre capacité à se saisir d’un objet.

Et quand il s’agit d’un gaucher ? Il y aurait entre 12,9 % et 16 % de gaucher en France. (4) La question de la latéralité a été le sujet d'un grand intérêt pour les chercheurs dans un certain nombre de domaines scientifiques. On observe généralement que la main dominante offre de nombreux avantages comportementaux par rapport à la main non-dominante lors de tâches uni-manuelles, ce qui témoigne d'une spécialisation hémisphérique. (5) Dans les principes de bases d’une méthodologie, il y a son taux de reproductibilité. Un gaucher contre un droitier, un droitier contre un gaucher ? Force est de constater, au vu des déperditions d’efficacité dû à la latéralité des comportements, une forte déficience dans cette reproductibilité.

 

Conditionnement du clignement des yeux

 

Le réflexe de clignement des yeux est un réflexe défensif naturel prototypique qui peut être provoqué par des stimuli brusques et intenses dans diverses modalités sensorielles (c'est-à-dire visuelles, auditives et somatosensorielles). Dans le champ qui nous concerne quand quelque chose s’approche trop rapidement de nous, nos yeux se ferment pendant une fraction de seconde. Moment ou justement, il s’agirait d’apporter une réponse comportementale multitâche avec motricité fine et sous les effets de la peur ? Le conditionnement classique du clignement des yeux est une forme de base de l'apprentissage associatif et est l'un des modèles les plus étudiés de la formation de la mémoire chez les mammifères. Il est maintenant clair que le cervelet et ses circuits associés sont le substrat neuronal essentiel pour la formation de cette mémoire associative. La réponse en clignement des yeux est représentative de plusieurs réponses motrices discrètes à des stimuli aversifs qui peuvent être conditionnées à un stimulus neutre. (6)

 

Les réflexes sont des réponses involontaires et stéréotypées à des stimuli externes, généralement médiés par des voies sous-corticales rapides. Malgré leurs circuits neuronaux relativement simples, les réponses réflexes peuvent remplir une fonction protectrice, importante, en réagissant rapidement à des stimuli potentiellement aversifs pour éviter un danger imminent (Sherrington 1906). D'un point de vue évolutif, une coordination efficace entre ces systèmes corticaux et sous-corticaux pour réagir aux stimuli aversifs maximise les chances de survie. En conséquence, les réflexes doivent être considérés comme des actions intégrées de l'organisme qui peuvent être modulées par des centres supérieurs pour s'adapter à différents objectifs (Sherrington 1906). (7) Tenter de lutter contre cet instinct est une chimère.

 

Comment traitons-nous les informations ?

 

La plupart des traitements mentaux se produisent en dehors de la conscience. La quantité d'informations que nos sens peuvent capter est illimitée. Mais le cerveau a des ressources très limitées en matière d'attention. Nos sens reçoivent beaucoup plus d'informations qu'il est possible de traiter en une seule fois. Pour lutter contre la surcharge d'informations, le cerveau laisse passer de grandes quantités d'informations presque entièrement non assimilées, en ne prélevant que quelques éléments d'information sélectionnés pour un examen plus approfondi. (8)

 

Pour décider sur quoi se concentrer, le cerveau scanne environ 30 à 40 éléments d'information (par exemple, des images, des sons, des odeurs, des informations tactiles...) par seconde, jusqu'à ce que quelque chose capte son attention. Notre filtre d'attention ne sélectionne qu'une petite quantité d'informations comme processus, et tout ce qui reste est négligé. Le reste de l'information n'atteint jamais notre conscience, d'où le terme de cécité inattentionnelle.

Pourquoi la parade-contre en simultané ne peut fonctionner.

La distraction cognitive

 

David L. Strayer a passé plus d'une décennie à étudier les facteurs fondamentaux qui affaiblissent les conducteurs et conduisent à des accidents automobiles. Certaines distractions, comme parler ou envoyer des SMS sur un smartphone, sont déjà largement reconnues comme dangereuses. Mais une grande partie du travail de David L. Strayer se concentre sur les distractions cognitives qui se produisent même lorsque les gens gardent les deux mains sur le volant et les yeux sur la route.

 

Un exercice que David L. Strayer utilise dans son cours de psychologie cognitive consiste à demander aux élèves de se tenir aux intersections dans les zones résidentielles pour suivre le comportement d'arrêt au stop des conducteurs qui passent en utilisant un téléphone portable.

 

Des salles de classe à travers tous les États-Unis ont participé à cette expérience, et les résultats ont été recueillis sur le site web de l'Université de l'Utah, où David L. Strayer est professeur au département de psychologie. Jusqu'à présent, un échantillon d'environ 57 000 observations montre qu'un conducteur sur quatre ne parvient pas à effectuer un arrêt net. Les chances de ne pas s'arrêter doublent lorsqu'un conducteur parle sur un téléphone portable. Cette expérience souligne l’impossibilité du cerveau humain à pouvoir exécuter efficacement plusieurs comportements acquis séparément, en même temps, dans des contextes variés. La capacité de reproductibilité contextuelle étant également totalement négligée lors de l’apprentissage des gestes dits de « self-défense ».

 

Qu'est-ce que la cécité inattentionnelle ?

 

Il est logique de penser que nous voyons chaque fois que nos yeux sont ouverts. Mais la réalité est que l'attention joue un rôle majeur dans la perception visuelle. L'une des principales raisons pour lesquelles nous ne remarquons pas des détails évidents dans des films, par exemple, est un phénomène psychologique connu sous le nom de cécité inattentionnelle. Lorsque nous vous concentrons sur une chose, comme les actions du personnage principal dans un film, nous ne remarquerons pas des choses inattendues entrant dans notre champ visuel. Le terme « cécité inattentionnelle » a été inventé pour la première fois par les psychologues Arien Mack et Irvin Rock qui ont observé le phénomène au cours de leurs expériences de perception et d'attention.

 

« Parce que cette incapacité à percevoir, cette cécité visuelle, semblait être causée par le fait que les sujets n'étaient pas attentifs au stimulus, mais plutôt à autre chose... Nous avons appelé ce phénomène, la cécité inattentionnelle (IB) », ont-ils expliqué dans leur livre. "Cécité inattentionnelle." L'une des expériences les plus connues démontrant la cécité inattentionnelle est le « test du gorille invisible » réalisé par Christopher Chabris et Daniel Simons. Dans cette expérience, les chercheurs ont demandé aux participants de regarder une vidéo de personnes lançant un ballon de basket, et les observateurs ont été invités à compter le nombre de passes ou à suivre le nombre de lancers par rapport aux passes avec rebonds. (9)

 

Ensuite, on a demandé aux participants s'ils avaient remarqué quelque chose d'inhabituel en regardant la vidéo. Sur l'ensemble des tests, environ 50 % des participants ont déclaré n'avoir rien vu d'anormal. Mais en réalité, quelque chose d'étrange s'était produit. Dans certains cas, une femme vêtue d'un costume de gorille se promenait dans la scène, se tournait vers la caméra, se cognait la poitrine et s'éloignait. Bien qu'il puisse sembler impossible que les participants aient manqué un tel spectacle puisque leur attention était concentrée ailleurs et sur une tâche exigeante, le gorille est devenu pratiquement invisible. Focalisé par la vue d’un objet tranchant, votre cerveau ne vous permettra pas de visualiser autre chose que celui-ci. Il ne vous permettra donc pas de viser une cible à percuter. Une question de survie et de priorité instinctives.

La self-défense et la connaissance

Malgré l’immensité de la technologie humaine à disposition, il n'existe à ce jour aucune recherche capable de démontrer que nous soyons capables de reproduire sous l’effet du stress et de la peur des comportements multitâches de type « défense et contre-attaque simultanée » dans des contextes variés. Les seules références existantes qui tendent à le démontrer sont :

  • la transmission orale. La plupart des cultures humaines se sont développées sans autres moyens de transmission de l'information que la parole et sans autre moyen de stockage que la mémoire individuelle. La tradition orale concerne des systèmes socioculturels extrêmement différents ; elle met en jeu des phénomènes essentiels du fonctionnement mental humain. Le phénomène de l'oralité caractérise donc un domaine immense de faits culturels. En se limitant même aux sociétés de tradition uniquement orale, on doit y inclure des phénomènes aussi hétérogènes que la littérature orale et les généalogies, mais aussi les rituels, croyances, coutumes, recettes et techniques, dont le trait commun est d'avoir été censément légués par les générations antérieures, de renvoyer au passé de la société.
  • la croyance. Communément, elle est assimilée à une attitude « irrationnelle », contraire à la raison. Une croyance est une affirmation personnelle que nous considérons comme vraie. Dans le contexte de la « self-défense » cette question ne devrait toutefois pas se poser. Au vu de l’immense responsabilité qui incombe au formateur dans la transmission des gestes, des attitudes et des comportements destinés à assurer sa sécurité personnelle. Cependant, il est possible de constater que dans ce milieu elles sont très puissantes et prennent même parfois des formes qui peuvent se qualifier de comportements sectaires. On nomme la première forme de croyance, celle qui est proprement irrationnelle, superstition, ou crédulité. On nomme la seconde, plus foncièrement, opinion. Ce qui est commun à ces deux types de croyances, c’est qu’on ne semble pas avoir de raisons, ou bien pas de raisons suffisantes, en tout cas, de croire. L'objet n’est pas d'émettre un jugement de valeur sur la croyance en elle-même, mais de mettre en lumière le danger qu’elle peut générer dans la pratique et dans la transmission. « User de la raison, c’est être lucide sur ce qui, en chacun de nous, est croyance. » (10)
  • les biais cognitifs. Un biais cognitif est une forme de pensée qui met en œuvre de manière systématique des distorsions dans le traitement de l'information. Il résulte des facteurs qui influent sur les représentations et les perceptions d’un individu ou d’une communauté. Exemple de biais en lien avec le milieu de la « self-défense » : le biais du survivant (11) consiste à surévaluer les chances de succès en considérant ceux qui ont réussi, mais qui sont des exceptions statistiques (des survivants) plutôt que des cas représentatifs. L'argument d’autorité : signifie de soutenir qu’une affirmation est juste, bonne ou vraie en se fondant uniquement sur le fait qu’une autorité a affirmé qu’elle était vraie. (12) Le décorum (ensemble des règles de bienséance qui sont d'usage dans une société soucieuse de garder son rang) et l'argument d’autorité sont les moyens les plus fréquemment utilisés afin de diffuser des informations sans que le « client » ne se pose de questions.
  • la biomécanique du corps humain. La biomécanique est l'étude des mouvements du corps humain. Nombre de systèmes ou d’art de combat base uniquement l’efficacité de leur pratique sur l’application de cette règle. Il s’avère que dans l’immense majorité des cas ces réponses ne sont pas reproductibles en mouvement et/ou en résistance. Elles ne tiennent pas compte de la nature du sol, l’absence de moyen de saisie (un tee-shirt n’est pas un kimono), la taille de l’adversaire, certaines situations n’existant simplement pas dans la vie réelle… La liste étant bien trop longues à énumérer.

Discussion

 

En attendant un hypothétique moyen de tester et d’évaluer la réalité de l’efficacité des comportements de « défense et de contre-attaque simultanée ». Il serait plus utile de soit, suspendre son jugement, soit de se référer aux meilleures recherches qui se rapproche du sujet.

  • Même avec de l’entraînement, sommes nous tous capable de faire efficacement deux choses en même temps ? Non.
  • « De nombreuses recherches ont démontré que les performances diminuent en raison du multitâche et qu'il engage plusieurs régions du cerveau. » (13)
  • « Les femmes ne sont pas meilleures en multitâche. Elles font juste plus de travail. » (14)
  • « Un neuroscientifique explique pourquoi les écrans multitâches sont si terribles pour votre cerveau » (15)
  • « Le multitâche draine vos réserves d'énergie mentale. » (16)
  • « Enseigner et évaluer la capacité multitâche des résidents en médecine d'urgence - quelle est la meilleure pratique ? Les résidents qui ont du mal à faire face à un environnement multitâche risquent la fatigue, le stress et l'épuisement professionnel. Une mauvaise gestion de l'interruption a été causalement liée à des erreurs médicales. » (17)

11/01/2023


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Sources :

 

(1) Adam Gazzaley, M.D., PhD, is the director of the Neuroscience Imaging Center at the University of California, San Francisco, as well as an associate professor of neurology, physiology, and psychiatry.

(2) Attention and Performance, Skill Acquisition and Skilled Performance, Mathematical Modeling of Human Performance, Cognitive Psychophysiology (eye tracking, EEG), Cognition in the Wild (Attention Restoration Theory), Cognitive Distraction in the Vehicle

https://psych.utah.edu/people/faculty/strayer-david.php

(3) An investigation into manual asymmetries in grasp behavior and kinematics during an object manipulation task

Christian Seegelke  1 , Charmayne M L Hughes, Thomas Schack https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21938544/

(4) https://www.lesgauchers.com/informations/gaucher-9-millions-en-france

https://www.lesgauchers.com/informations/gaucher-16-pour-cent

(5) Motor planning and execution in left- and right-handed individuals during a bimanual grasping and placing task

Charmayne M L Hughes  1 , Paola Reissig, Christian Seegelke

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21663882/

(6) Eyeblink Conditioning. K.M.Christian R.F.Thompson

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780080450469013103

(7) Defensive peripersonal space: the blink reflex evoked by hand stimulation is increased when the hand is near the face. C. F. Sambo, M. Liang, G. Cruccu, and G. D. Iannetti

https://journals.physiology.org/doi/full/10.1152/jn.00731.2011

(8) Green M. “Inattentional blindness” and conspicuity. Visual Expert 2004.

Angier N. Blind to change, even as it stares us in the face. The New York Times April 1, 2008.

(9) Chabris, C., & Simon, D. (2010). The invisible gorilla: How our intuitions deceive us. New York, NY: Crown Publishing Group.

(10) Anne-Emmanuelle Monnier. septembre 2015. L'Elephant N° 12 L’homme peut-il vivre sans croire ? https://lelephant-larevue.fr/thematiques/philosophie-et-religions/lhomme-peut-il-vivre-sans-croire/

(11) https://www.laculturegenerale.com/argument-autorite-definition-signification/

(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_des_survivants

(13) The brain under cognitive workload: Neural networks underlying multitasking performance in the multi-attribute task battery

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0028393222002093

(14) Women Are Not Better at Multitasking. They Just Do More Work, Studies Show

https://www.sciencealert.com/women-aren-t-better-multitaskers-than-men-they-re-just-doing-more-work

(15) A Neuroscientist Explains Why Multitasking Screens Is So Terrible For Your Brain

https://www.sciencealert.com/multitasking-is-not-a-good-way-to-train-your-brain-here-s-why

(16) Multitasking Drains Your Mental Energy Reserves, Neuroscientists Reveal

https://www.sciencealert.com/how-multitasking-drains-your-energy-reserves-and-what-you-can-do-about-it

(17) Teaching and evaluating multitasking ability in emergency medicine residents - what is the best practice?

https://intjem.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12245-014-0041-4

 

Sources complémentaires :

 

- Federal Aviation Administration (FAA). FAA human factors awareness course.

Arons B. A review of the cocktail party effect. MIT Media Lab; 1992.  

- Strayer, D. L., Cooper, J. M., Turrill, J., Coleman, J., Medeiros-Ward, N., & Biondi, F. (2013). Measuring cognitive distraction in the automobile. Washington, DC: AAA Foundation for Traffic Safety. Retrieved from: https://www.aaafoundation.org/sites/default/files/MeasuringCognitiveDistractions.pdf

- Strayer, D. L., & Drews, F. A. (2007). Cell phone-induced driver distraction. Current Directions in Psychological Science, 16, 128–131.

- Turner, M. L., & Engle, R. W. (1989). Is working memory capacity task-dependent? Journal of Memory & Language, 28, 127–154.

- U. S. Department of Transportation. (2013). Early estimate of motor vehicle traffic fatalities in 2012. (DOT HS Report No. 811 741). Washington, DC: Retrieved from http://www-nrd.nhtsa.dot.gov/Pubs/811741.pdf

- U. S. Department of Transportation. (2013). Visual-manual NHTS A driver distraction guidelines for in-vehicle electronic devices. Federal Register, 78, 24820–24823.